samedi 3 août 2013

Escapade (un peu forcée) vers le Sud / Byron Bay

1) Galères dans le Sud...


On aurait pu intituler cet article : la maison des fous ou 10 bonnes raisons de ne jamais acheter un véhicule immatriculé dans le New South Wales.

Je m’explique : pour pouvoir circuler tranquillement et surtout légalement avec Gino, il a fallu que l’on fasse un changement de propriétaire et qu’on renouvelle ce qui s’appelle ici « la régo ». En gros, je dirais que c’est un mixte entre notre carte grise et la vignette qu’on collait avant sur le pare-brise. Bref, jusqu’ici, rien de très compliqué.

Sauf qu’ici, faire sa régo relève du parcours du combattant, surtout quand vous avez eu la bonne idée d’acheter un véhicule immatriculé dans l’état du New South Wales (première erreur) d’autant plus quand vous n’êtes pas dans le NSW mais dans le Queensland.  (deuxième erreur)

Je m’explique  L’Australie est constituée de 8 Etats. Chacun fait ce qu’il veut dans le domaine de la régo, et si possible pas la même chose. Les règles qui prévalent sont celles de l’Etat dans lequel le véhicule a été immatriculé, non de celui dans lequel vous l’avez acheté. Certains vous demanderont un contrôle technique, d’autres non, certains vous permettront de faire la régo directement sur internet, d’autres vous demanderont de vous rendre sur place.
Et c’est là que les ennuis commencent !
Pour être en règle, nous avons dû commencer par trouver un centre de contrôle technique agréé dans le NSW, Etat qui commence à peu près 100 km au sud de Brisbane. Nous sommes donc partis  en expédition dans le coin
Tant qu’à descendre, on s’est dit que ça serait bien de ne pas s’arrêter à la première ville limitrophe, mais d’aller jusqu’à Byron Bay, petite ville côtière réputée (on y reviendra plus tard), d’autant plus qu’il y a un centre de contrôle technique agréé.
Evidemment, on n’a pas eu la lumineuse idée d’appeler avant pour réserver un créneau : pour être honnête, on était surtout pas motivé pour parler anglais au téléphone. On s’est donc pointé comme des fleurs un jeudi pour s’entendre dire qu’il n’y avait pas de place avant le lundi. N’ayant pas envie de rester là tout le week-end, on a finalement appelé tous les centres agréés dans les environs – « les environs » étant un concept relatif en Australie. On a finalement trouvé un centre qui nous prenait Gino le lendemain matin, à « seulement » 100 km de là. Le temps de passer la journée sur Byron Bay, et nous voilà le lendemain à Maclean. Une fois le contrôle technique miraculeusement délivré, on était super heureux et surtout super naïfs, on  s’est dit qu’on avait plus qu’à filer au bureau qui délivre les régos  et que ce serait réglé en un tour de main. Quelle erreur…

Une fois arrivés au bureau, l’employé nous a regardés et demandés "Mais en fait, vous êtes des Backpackers ?" Traduisez : vous n’avez pas d’adresse fixe. "Et bien, dans ce cas, puisque vous ne pouvez pas justifier d’une adresse –quelque part sur la route n’étant pas une adresse valable apparemment- je vais vous donner un papier que vous devrez faire signer par quelqu’un qui reconnaît vous connaître et vous héberger". Hein ? WTF ? On est dans le NSW depuis 12 heures, on ne connaît personne ici et encore moins personne qui pourrait ou aurait pu nous héberger ! Pas encore tout à fait démotivés pour autant, on a demandé de l’aide dans plusieurs campings, pour voir si quelqu’un voudrait bien remplir ce F****** papier en acceptant de reconnaître nous avoir hébergés. Les personnes qu’on a implorées se sont montrées très compatissantes, mais personne n’a voulu se porter garant…

On a donc décidé de tenter notre chance dans un autre bureau, d’une autre ville, Ballina – charmante cité au passage.

Et, là, petit espoir : on ne nous a pas demandés de faire remplir de papier par une tierce personne, par contre, il fallait toujours qu’on justifie d’un hébergement dans le NSW. Un peu à bout de nerfs, on est donc allé payer une nuit dans le premier caravan park venu pour avoir un justificatif de paiement. On est retourné au bureau, tout fiers de nous avec notre super papier prouvant  que, pour une nuit, on avait vécu dans le NSW. D’ailleurs, on n’a pas trop compris l’intérêt de cette adresse – à part engraisser les caravan park du coin, étant donné qu’on est censé ne rien recevoir par courrier…
On était persuadé d’être arrivé au bout du chemin, l’employé commençait à nous sortir les papiers prouvant qu’enfin, on allait pouvoir conduire tranquillement, sauf que …

« Bien, je vous fais la régo, et je vous donne le papier, mais elle n’est pas valable. Vous devez d’abord contracter une assurance et ensuite aller sur notre site … » J’ai oublié la suite, mais en gros, ça consistait à faire pleins de manips par internet ou par téléphone pour obtenir je ne sais quel numéro et l’inscrire je ne sais où, ce qui ferait que la régo serait ENFIN en règle.

Je vous passe l’était d’énervement dans lequel on était, doublé du fait qu’on n’était pas vraiment sûr d’avoir tout compris. Le seul truc qu’on avait compris, c’était qu’on avait notre papier de régo, mais qu’il ne servait pour l’instant à rien. (un peu comme si on te donnait ton permis en te disant que tu n’avais pas le droit de t’en servir…) Heureusement, Jérémie a eu la bonne idée d’aller dans les locaux de la première compagnie d’assurance venue, où nous sommes tombés sur notre ange-gardien, qui, pour la modeste somme de 700 dollars, nous a assurés comme il fallait et a fait toutes les procédures que nous aurions dû faire nous-même pour finaliser le tout (je pense qu’il a eu pitié). Moralité : N’achetez jamais de véhicule immatriculé dans le NSW, surtout si vous n’êtes pas dans le NSW . Achetez Western Australia ou South Australia ou au moins, achetez un véhicule de l’Etat dans lequel vous êtes…

Enfin, on gardera quand même un peu de positif dans tout ça : la visite de Byron Bay le jeudi, et la découverte –quoique contrainte- de deux petites villes typiques dans lesquelles on n’aurait jamais mis les pieds : Maclean et Ballina. 


2) Byron Bay 

Byron bay est une petite ville réputée pour son atmosphère relax et hippie – de ce qu’on en a vu, plutôt hippie sur le retour que dans la fleur de l’âge – d’ailleurs on en a croisé un qui avait dû se faire une super omelette quelques minutes avant…

En plus des hippies, Byron Bay est aussi un repère de surfeurs, la rencontre entre ces deux mondes peut se révéler assez cocasse…

Byron Bay a beau être une ville réputée baba cool, vous ne serez pas encore arrivés au centre que vous aurez déjà compris que votre van ne sera pas le bienvenu passé une certaine heure – un comble ! Les panneaux « no camping » sont omniprésents, et, pas la peine de laisser votre van la nuit dans une petite rue où « c’est trop cool, je peux dormir là, les Rangers ne viendront jamais me chercher ici !! » Si si…
Le matin, nous avons pu avoir un petit aperçu de cette ambiance baba-cool en nous rendant sur le marché, très sympathique au passage. (encore plus sous ce beau ciel bleu)


Là, Célia a pu déguster un chocolat chaud au chamallow (si, si, on s’y fait, c’est même plutôt bon au passage !) et Jérémie un café juste au café, ce qui est assez rare en Australie. 

Après notre petit tour au marché, nous sommes allés sur la plage où on a pu un peu ressentir ce qui fait la réputation de Byron Bay, son atmosphère fort sympathique, et les ballades à faire autour de son phare.


Au début de notre ballade,  des panneaux -encore des panneaux, toujours des panneaux- nous prévenaient qu’on pouvait tomber sur des Wallabies, sorte de petits kangourous, ou sur des …. dindes. Des Brush Turkeys pour être précis. Je vous laisse observer par vous-mêmes, je ne ferai pas de commentaires sur les Brush Turkeys (ah si, quand même un : on sait que des touristes viennent en Australie spécialement pour voir des koalas ou des kangourous, mais combien viennent ici seulement pour voir ces… dindes ?! On ne se pose pas assez la question). 

Allez, j'ai envie de la mettre en gros...

Evidemment, il n’a pas fallu longtemps avant que l’on tombe sur cette … euh… magnifique œuvre de la nature. Nous avons très vite fait le rapprochement avec le premier barbecue venu, malheureusement la Brush Turkey est pour le moment une espèce encore protégée. Le long de notre promenade, on a vu encore des tas de dindes, on pensait pouvoir faire une croix sur les Wallabies, et, tout à coup, juste à deux mètres de nous… 



Je vous passe l’attroupement de touristes qui s’est formé à ce moment-là. (le touriste est décidément un animal aussi con que… qu’une Brush Turkey par exemple, bref).
Enfin on était content de voir des Wallabies !
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le point le plus à l’est de l’Australie (whaouh, quelle émotion !!) où on a pu voir des dauphins et une baleine (re whaouh !)

Le reste de notre promenade en photos ! 




 



4 commentaires:

  1. Pire que l'administration française! oO
    Bon courage en tout cas dans vos péripéties, et toujours un régal de vous lire :)

    RépondreSupprimer
  2. Hey ! C'est pour ça que les 12 travaux d'Asterix nous ont inspirés ;) la bise à vous deux.

    RépondreSupprimer
  3. Au moins ça vous aura permis de voir des dindes... #optimisme

    RépondreSupprimer
  4. Exactement Elo ! On n'aura pas tout perdu au moins !

    RépondreSupprimer