1) Galères dans le Sud...
On aurait pu intituler cet
article : la maison des fous ou 10 bonnes raisons de ne jamais acheter un
véhicule immatriculé dans le New South Wales.
Je m’explique : pour pouvoir
circuler tranquillement et surtout légalement avec Gino, il a fallu que l’on
fasse un changement de propriétaire et qu’on renouvelle ce qui s’appelle ici « la
régo ». En gros, je dirais que c’est un mixte entre notre carte grise et
la vignette qu’on collait avant sur le pare-brise. Bref, jusqu’ici, rien de
très compliqué.
Sauf qu’ici, faire sa régo relève
du parcours du combattant, surtout quand vous avez eu la bonne idée d’acheter
un véhicule immatriculé dans l’état du New South Wales (première erreur) d’autant
plus quand vous n’êtes pas dans le NSW mais dans le Queensland. (deuxième erreur)
Je m’explique L’Australie
est constituée de 8 Etats. Chacun fait ce qu’il veut dans le domaine de la régo,
et si possible pas la même chose. Les règles qui prévalent sont celles de l’Etat
dans lequel le véhicule a été immatriculé, non de celui dans lequel vous l’avez
acheté. Certains vous demanderont un contrôle technique, d’autres non, certains
vous permettront de faire la régo directement sur internet, d’autres vous
demanderont de vous rendre sur place.
Et c’est là que les ennuis commencent !
Pour être en règle, nous avons dû
commencer par trouver un centre de contrôle technique agréé dans le NSW, Etat qui
commence à peu près 100 km au sud de Brisbane. Nous sommes donc partis en expédition dans le coin
Tant qu’à descendre, on s’est dit
que ça serait bien de ne pas s’arrêter à la première ville limitrophe, mais d’aller
jusqu’à Byron Bay, petite ville côtière réputée (on y reviendra plus tard), d’autant
plus qu’il y a un centre de contrôle technique agréé.
Evidemment, on n’a pas eu la
lumineuse idée d’appeler avant pour réserver un créneau : pour être
honnête, on était surtout pas motivé pour parler anglais au téléphone. On s’est
donc pointé comme des fleurs un jeudi pour s’entendre dire qu’il n’y avait pas
de place avant le lundi. N’ayant pas envie de rester là tout le week-end, on a
finalement appelé tous les centres agréés dans les environs – « les
environs » étant un concept relatif en Australie. On a finalement trouvé
un centre qui nous prenait Gino le lendemain matin, à « seulement »
100 km de là. Le temps de passer la journée sur Byron Bay, et nous voilà le
lendemain à Maclean. Une fois le contrôle technique miraculeusement délivré, on
était super heureux et surtout super naïfs, on
s’est dit qu’on avait plus qu’à filer au bureau qui délivre les régos et que ce serait réglé en un tour de main.
Quelle erreur…
Une fois arrivés au bureau, l’employé
nous a regardés et demandés "Mais en fait, vous êtes des Backpackers ?" Traduisez : vous n’avez pas d’adresse fixe. "Et bien, dans ce cas,
puisque vous ne pouvez pas justifier d’une adresse –quelque part sur la route n’étant
pas une adresse valable apparemment- je vais vous donner un papier que vous
devrez faire signer par quelqu’un qui reconnaît vous connaître et vous héberger".
Hein ? WTF ? On est dans le NSW depuis 12 heures, on ne connaît
personne ici et encore moins personne qui pourrait ou aurait pu nous héberger !
Pas encore tout à fait démotivés pour autant, on a demandé de l’aide dans
plusieurs campings, pour voir si quelqu’un voudrait bien remplir ce F****** papier
en acceptant de reconnaître nous avoir hébergés. Les personnes qu’on a
implorées se sont montrées très compatissantes, mais personne n’a voulu se
porter garant…
On a donc décidé de tenter notre
chance dans un autre bureau, d’une autre ville, Ballina – charmante cité au passage.
Et, là, petit espoir : on ne
nous a pas demandés de faire remplir de papier par une
tierce personne, par contre, il fallait toujours qu’on justifie d’un
hébergement dans le NSW. Un peu à bout de nerfs, on est donc allé payer une
nuit dans le premier caravan park venu pour avoir un justificatif de paiement. On
est retourné au bureau, tout fiers de nous avec notre super papier prouvant que, pour une nuit, on avait vécu dans le NSW.
D’ailleurs, on n’a pas trop compris l’intérêt de cette adresse – à part
engraisser les caravan park du coin, étant donné qu’on est censé ne rien
recevoir par courrier…
On était persuadé d’être arrivé
au bout du chemin, l’employé commençait à nous sortir les papiers prouvant qu’enfin,
on allait pouvoir conduire tranquillement, sauf que …
« Bien, je vous fais la
régo, et je vous donne le papier, mais elle n’est pas valable. Vous devez d’abord
contracter une assurance et ensuite aller sur notre site … » J’ai oublié
la suite, mais en gros, ça consistait à faire pleins de manips par internet ou par
téléphone pour obtenir je ne sais quel numéro et l’inscrire je ne sais où, ce qui
ferait que la régo serait ENFIN en règle.
Je vous passe l’était d’énervement
dans lequel on était, doublé du fait qu’on n’était pas vraiment sûr d’avoir
tout compris. Le seul truc qu’on avait compris, c’était qu’on avait notre
papier de régo, mais qu’il ne servait pour l’instant à rien. (un peu comme si
on te donnait ton permis en te disant que tu n’avais pas le droit de t’en
servir…) Heureusement, Jérémie a eu la bonne idée d’aller dans les locaux de la
première compagnie d’assurance venue, où nous sommes tombés sur notre
ange-gardien, qui, pour la modeste somme de 700 dollars, nous a assurés comme
il fallait et a fait toutes les procédures que nous aurions dû faire nous-même
pour finaliser le tout (je pense qu’il a eu pitié). Moralité : N’achetez
jamais de véhicule immatriculé dans le NSW, surtout si vous n’êtes pas dans le NSW
. Achetez Western Australia ou South Australia ou au moins, achetez un véhicule
de l’Etat dans lequel vous êtes…
Enfin, on gardera quand même un
peu de positif dans tout ça : la visite de Byron Bay le jeudi, et la
découverte –quoique contrainte- de deux petites villes typiques dans lesquelles
on n’aurait jamais mis les pieds : Maclean et Ballina.
2) Byron Bay
Byron bay est une petite ville
réputée pour son atmosphère relax et hippie – de ce qu’on en a vu, plutôt
hippie sur le retour que dans la fleur de l’âge – d’ailleurs on en a croisé un
qui avait dû se faire une super omelette quelques minutes avant…
En plus des hippies, Byron Bay
est aussi un repère de surfeurs, la rencontre entre ces deux mondes peut se
révéler assez cocasse…
Byron Bay a beau être une ville
réputée baba cool, vous ne serez pas encore arrivés au centre que vous aurez déjà
compris que votre van ne sera pas le bienvenu passé une certaine heure – un comble !
Les panneaux « no camping » sont omniprésents, et, pas la peine de
laisser votre van la nuit dans une petite rue où « c’est trop cool, je peux dormir là, les Rangers ne viendront jamais me chercher ici !! » Si si…
Le matin, nous avons pu avoir un
petit aperçu de cette ambiance baba-cool en nous rendant sur le marché, très
sympathique au passage. (encore plus sous ce beau ciel bleu)
Là, Célia a pu déguster un
chocolat chaud au chamallow (si, si, on s’y fait, c’est même plutôt bon au
passage !) et Jérémie un café juste au café, ce qui est assez rare en
Australie.
Après notre petit tour au marché,
nous sommes allés sur la plage où on a pu un peu ressentir ce qui fait la
réputation de Byron Bay, son atmosphère fort sympathique, et les ballades à
faire autour de son phare.
Au début de notre ballade, des panneaux -encore des panneaux, toujours
des panneaux- nous prévenaient qu’on pouvait tomber sur des Wallabies, sorte de
petits kangourous, ou sur des …. dindes. Des Brush Turkeys pour être précis. Je
vous laisse observer par vous-mêmes, je ne ferai pas de commentaires sur les
Brush Turkeys (ah si, quand même un : on sait que des touristes viennent
en Australie spécialement pour voir des koalas ou des kangourous, mais combien
viennent ici seulement pour voir ces… dindes ?! On ne se pose pas assez la
question).
Allez, j'ai envie de la mettre en gros...
Evidemment, il n’a pas fallu
longtemps avant que l’on tombe sur cette … euh… magnifique œuvre de la nature.
Nous avons très vite fait le rapprochement avec le premier barbecue venu, malheureusement
la Brush Turkey est pour le moment une espèce encore protégée. Le long de notre
promenade, on a vu encore des tas de dindes, on pensait pouvoir faire une croix
sur les Wallabies, et, tout à coup, juste à deux mètres de nous…
Je vous passe l’attroupement de
touristes qui s’est formé à ce moment-là. (le touriste est décidément un animal
aussi con que… qu’une Brush Turkey par exemple, bref).
Enfin on était content de voir
des Wallabies !
Nous nous sommes ensuite dirigés
vers le point le plus à l’est de l’Australie (whaouh, quelle émotion !!) où on a pu voir
des dauphins et une baleine (re whaouh !)
Le reste de notre promenade en
photos !









Pire que l'administration française! oO
RépondreSupprimerBon courage en tout cas dans vos péripéties, et toujours un régal de vous lire :)
Hey ! C'est pour ça que les 12 travaux d'Asterix nous ont inspirés ;) la bise à vous deux.
RépondreSupprimerAu moins ça vous aura permis de voir des dindes... #optimisme
RépondreSupprimerExactement Elo ! On n'aura pas tout perdu au moins !
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